Abbaye Notre Dame de la Paix - Chimay

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À deux pas de la très connue abbaye de Scourmont, dans la petite ville wallonne de Chimay, vit une petite communauté de sœurs trappistines dont l'hospitalité, les biscuits et la prière forcent, dit-on, l'admiration ! Rendez-vous y et prenez enfin le temps de vous ressourcer, de contempler et de méditer le temps d'une retraite spirituelle, dans une région faite de forêts, de lacs et d’espaces verdoyants !

L'Abbaye et la communauté

Le Abbaye et la communauté

Le Abbaye et la communauté

La Abbaye et la communauté

De la France à la Belgique : la petite histoire d'une abbaye frontalière

La communauté de l'Abbaye Notre Dame de la Paix de Chimay est la continuité directe de l'Abbaye de Gomerfontaine, dans l'Oise : c’est ce qui fait la particularité de son histoire. Contrairement à la plupart des communautés monastiques qui ont disparu à lors de la Révolution française, il n’y a pas eu rupture entre la communauté d’Ancien régime et la communauté actuelle, mais seulement une interruption d’une douzaine d’années – de 1792 à 1801 – suivie d’une longue pérégrination.

Depuis sa fondation, en 1207, la communauté est implantée à Gomerfontaine dans la commune actuelle de Trie-la-Ville, à 89 km au Nord-Ouest de Paris. Un véritable périple l'a menée de la Picardie française jusque dans le Hainaut belge, dans la ville de Chimay ou elle est implantée depuis 1919.

Les deux abbayes ont toujours accueilli des femmes, mais c'est en 1627 qui est introduite la réforme de l'Étroite Observance : les Sœurs deviennent des "trappistines" et suivent plus rigoureusement encore la célèbre Règle de saint Benoît.

C'est la "loi Combes" de 1904 qui les poussera finalement à quitter la France pour la Belgique : elles trouvent un protecteur en la personne sur colonel Bougon qui les accompagne dans leur expulsion du monastère. Elles s'établissent dans un refuge qu'elles ont préparé, à Fourbechies, dans le Hainaut belge. Là, dans une ancienne brasserie construite sur deux étages (oui oui), elles vivent pauvrement, suivent fidèlement la règle de saint Benoît et prient avec beaucoup de ferveur. Leur nombre s'accroît de nouveau. En 1919, grâce aux moines de Scourmont, elles acquièrent à Chimay une propriété où était installée précédemment une institution dénommée : Institut de France. L’église abbatiale sera consacrée le 13 octobre 1925. Désormais, les moniales ne bougeront plus, sinon temporairement, lorsque la Belgique a été envahie par l'Allemagne.

En 2011, une nouvelle supérieure, Mère Catherine Pagano est mise en charge de l’abbaye, avec la mission implicite de fermer. En 2016, une partie du monastère est louée pour 30 ans et est complètement transformée. Ainsi disparaissent, les vitraux, le pavement, le lavabo, la tribune et la tourelle d’escalier, typiques d’un grand réfectoire cistercien. Il reste alors la supérieure et quatre religieuses.

Tandis que le nombre de religieuses ne cesse de décroître et que l'Abbaye menace de fermer, un esprit de printemps et d'ouverture se met curieusement à souffler, non sans quelques bourrasques, il faut le reconnaître. L’hôtellerie est rouverte, l’abbaye s’ouvre aux visiteurs, le chant liturgique se renouvelle, les offices de vigiles, puis ceux de nones sont rétablis, des travaux de rénovation sont réalisés, une salle de conférence est aménagée,  une biscuiterie est mise en route, le potager donne à nouveau fruits et légumes, le dialogue œcuménique déjà entamé se poursuit et c'est le grand rabbin, Albert Guigui, qui inaugure la nouvelle salle de conférence… Surtout, trois moniales venues d'autres abbayes choisissent de faire promesse de stabilité à Chimay. En 1804, la communauté comptait cinq religieuses ; en 1937, quasi une centaine ; en 2015, à nouveau cinq. Depuis 2021, sept moniales montent chaque jour au chœur pour chanter l'office divin !

Les trappistines de l'Abbaye Notre-Dame de la Paix de Chimay

La communauté est composée de sept moniales, de cinq nationalités différentes, originaires de trois continents ; ce qui en fait "une abbaye internationale", tout à fait prompt à accueillir des hôtes issus de différentes nationalités !

Elle appartient à l'Ordre Cisrtercien de la Stricte Observance, connu aussi sous le nom d'Ordre Trappiste (qu'on connaît surtout, avouons-le, pour son fromage et sa bière). L'Ordre Cistercien de la Stricte Observance est un ordre religieux contemplatif composé de monastères de moines et de moniales.  Les responsables sont les abbés et abbesses. Le monastère de Cîteaux et plus particulièrement s Robert de Molesmes sont à l'origine de l'Ordre Cistercien. Les communautés sont autonomes mais unies par le lien de la charité : les institutions se viennent en aide mutuellement.

Les Cisterciens appartiennent aussi à la grande famille bénédictine. lls veulent vivre avec une grande authenticité la règle de saint Benoît qui se résume par ces deux mots latins "ora et labora" qui signifient "prie et travaille". La sobriété et le travail manuel sont particulièrement mis à l'honneur. À Chimay, celui-ci prend la forme de confection de biscuits, pain, confituresconfirtures et foulards !

Les Sœurs trappistines sont d'excellentes chanteuses. Qu'attendez-vous pour les rejoindre le temps d'une retraite spirituelle ?

Ce qui vous attend pendant votre retraite spirituelle

Faire une retraite spirituelle à l'Abbaye Notre-Dame de la Paix de Chimay

La petite communauté ouverte des trappistines de Chimay accueille les retraitants selon l'humanité et le sens du service des cisterciens, pour un temps de lâcher-prise et de repos. Dans la méditation et l'oraison, chacun pourra laisser résonner sa vie intérieure avec les bruits du monde, (re)trouver en soi son espace sacré de paix et de gratuité pour ce qui compte vraiment et progresser, petit à petit, vers la paix intérieure.

Les retraites sont ouvertes à tous. Des groupes qui organisent eux-mêmes leur temps de retraite sont également accueillis. De même, des familles, des couples et des étudiants sont les bienvenus pour un temps de ressourcement personnel ou familial ou pour un temps d'études.

Vous souhaitez vous lancer dans un "jeûne numérique" pour vous reconnecter à vous-mêmes et aux autres ? Laissez donc votre téléphone portable à l'entrée de l'Abbaye et récupérez-le à la sortie !

Fraichement rénovée, l'abbaye est toute disposée à accueil ses hôtes de 7 à 77 ans !

Vous recherchez un lieu pour organiser un séminaire ? L'Abbaye propose à la location une salle de réunion pouvant accueillir une soixantaine d'auditeurs !

Sans que cela soit une condition pour s'y rendre, les hôtes ont la possibilité de se joindre à la prière de la communauté et sont les bienvenus à tous les offices proposés. En semaine, ils débutent à 05h30 du matin avec les Vigiles et se terminent à 19h30, avec les Complies. L'Eucharistie est célébrée chaque jour à 09h00. En outre, les retraitants apprécieront le chant des moniales et la formidable acoustique de l'église abbatiale !

Pendant leur séjour, vous pouvez vous procurer des produits d’artisanat monastique, découvrir, à partir d’une visite guidée, les principaux aspects du monachisme occidental et de l’art cistercien ainsi que l’histoire étonnante et rare d’une communauté de plus de 800 ans d’âge.

Concrètement, l'hôtellerie compte dix chambres dont une à deux lits. Il est également possible d'ajouter des lits de camp dans quelques chambres. Une grande salle de réunion et deux autres salles (au sein desquelles il est possible de papoter) sont mises gratuitement à la disposition des retraitants. Les repas sont pris en commun et chacun participe au service et à la vaisselle.

L'abbaye se situe non loin des Ardennes franco-belges et ses environs offrent, de fait, des panoramas à couper le souffle !

Géographie et activités

Que faire et que visiter autour de l'abbaye ? 

L’Abbaye Notre Dame de la Paix est située à la frontière franco-belge, en bordure de la ville médiévale de Chimay, dans une région de forêts, de lacs et d’espaces verdoyants ! Elle se situe à équidistance de Mons, Charleroi et de Namur, situées toutes les trois à environ une heure de route. Elle se situe encore à moins de deux heures de route de Bruxelles, Liège et Reims.

Chimay est une petite ville qui abrite depuis le IXᵉ siècle un château situé sur un éperon rocheux, dominant une rivière dénommée l'Eau Blanche. Ce château, aujourd'hui encore habité par les princes de Caraman-Chimay, a été détruit et reconstruit un grand nombre de fois. Il constitue actuellement une attraction touristique majeure.

L'église, ancienne collégiale, est de style gothique laonnois et abrite un remarquable gisant du premier prince de Chimay, Charles de Croÿ, chevalier de la Toison d'Or et parrain de Charles-Quint.

Tout proche, le Lac de Virelles est une réserve ornithologique de grande valeur où les oiseaux peuvent être observés au moyen de lunettes mises à la disposition des touristes !
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